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Critique de Brotherhood of the Storm par Maestitia

Publié le Mercredi 14 août 2013 | 3 corrections après publication

Merci, dis-je.
Il me lança un regard presque indulgent.
 — Ne me dites pas encore merci, dit-il. Je dis juste que j’essayerai.
Un humour cru et profond dansait au fond de ses yeux dorés alors qu’ils les posaient sur moi.
 — Ils disent qu’il est évasif, dit-il. Vous entendrez souvent cela. Mais écoutez moi, il n’est pas évasif, il est au centre. Où qu’il soit, ce sera toujours au centre. Il semble avoir rompu le cercle, dérivé vers le bord, droit jusqu’à sa fin, et c’est à ce moment que vous verrez que le monde est venu pour lui, et qu’il a su attendre tout ce temps pour cela. Comprenez-vous ?
Je le regardais dans les yeux.
 — Non, Khan Targutai Yesugei des zadyin arga, dis-je, imprégné de ma politesse courtoise en espérant avoir usé des bons titres. Mais je peux apprendre.

Les White Scars.
Si nous n’en connaissons que peu sur les Salamanders, nous en connaissons encore moins au sujet de Jaghatai Khan et la Vème Légion. C’est ce que cette petite nouvelle d’une centaine de pages va tenter de combler.

Commençons par le personnage principal. Dans Aurelian, le Primarque Lorgar était au centre du récit, ainsi que  Vulkan dans Promethean Sun. J’étais donc en droit de m’attendre à voir le Khan au centre cette nouvelle édition limitée. Et bien que nenni !
Au début, ma frustration n’a pas été simple à feindre, mais plus j’avançais dans l’histoire et plus je m’attachais aux White Scars, plutôt qu’à leur Primarque. Et c’est là ce que Chris Wraight arrive à nous offrir, un fluff très riche et captivant sur cette Légion assez solitaire qui puise ses origines sur Chogoris.
Si vous avez toujours été attiré par leur tempérament ou leur mentalité, ce livre est définitivement fait pour vous.

La faiblesse de Brotherhood Of The Storm réside en un seul et unique point, il n’y a pas de réelle histoire. Pas d’intrigue donc, ni de trame scénaristique à proprement dite. C’est un reportage, un documentaire sur les fils du Khan et de leur façon de vivre, ainsi que de leur manières d’interagir avec d’autres Légions, par exemple sur Ullanor.
Un simple humain, agent et coordinateur de l’Imperium, devra rencontrer le Primarque pour l’entretenir à propos de soucis de réapprovisionnement lors de la Grande Croisade. Car les White Scars ne se reposent jamais, d’où leur principal talent. Ils harcèlent constamment l’ennemi pour ne lui laisser aucune chance de se refaire. Toute la problématique repose sur les épaules d’un simple mais courageux agent de l’Imperium qui devra expliquer la situation à Jaghatai Khan.
L’auteur arrive parfaitement à nous mettre dans la peau de ce simple mortel qui va devoir, en l’espace de quelques heures, apprendre un maximum sur les titres, la politesse, le respect, la gestuelle nécessaire, afin de s’entretenir avec le Primarque afin ne pas être boycotté dès les premières secondes.
Cette scène m’a beaucoup plus et énormément marqué. Elle ne fait pas tout le récit mais presque.

Nous verrons quelques flashbacks des tout premiers temps où le Khan régnait sur Chogoris mais rien d’extraordinaire malheureusement puisque nous n’en apprendrons que très peu. C’est définitivement sur sa Légion et ses coutumes si particulières que la nouvelle sera centrée.

Le style est donc très descriptif. Peu de dialogue, hormis pour illustrer certains aspects des White Scars. Malgré tout cela restera de la bonne description. On ne se lassera pas d’en apprendre sur eux et la plume de Wraight se laissera facilement lire pour de la VO. Il vous faudra juste prendre un carnet et y noter tous les différents titres qui peuvent exister au sein de la Vème Légion pour vous y retrouver un peu.

Cette nouvelle ne fera pas non plus avancer la Saga de l’Hérésie d’Horus alors qu’on effleurera le sujet lors de quelques échanges. Cette édition limitée reste donc aisément dispensable alors qu’elle aurait eu plus de sens à apparaitre directement dans le recueil Les Primarques, là où aurait dû être sa place selon moi.

Les plus

  • Une Légion méconnue qui prend en profondeur en moins de 100 pages.
  • Une Légion qui vaut le coup d’œil. Elle a sa place dans la lumière.
  • Facile à lire et très captivant si on est curieux.

Les moins

  • Texte à 75% descriptif : un documentaire sur la Vème Légion en somme.
  • Pas de Khan.
  • Scenario creux.
3/5
Cette histoire bien dispensable ne fait pas avancer la saga, mais vous attirera chez le Khan de façon discrète et efficace. Une courte mais bonne lecture pour une légion méconnue mais très intéressante.