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Critique de Distant Echoes of Old Night par Maestitia

Publié le Mercredi 14 août 2013 | 3 corrections après publication

‹Avez-vous déployé cette arme?’ Murnau demanda.
‘J’en ai lancé deux boîtes en bas,’ Gorphon répondit avec un visage brut et plein de fierté. ‘Vous avez raté les hurlements, Chapelain.’
‘C’est bien dommage. J’aurais aimé que vous ne fassiez pas cela.’
‘Pourquoi?’ le sergent demanda de façon absente alors qu’il risquait un bref regard en contrebas vers le couloir de maintenance. Le feu des combats mourrait peu à peu,  testament de l’enfer toxique qui avait balayé les ponts inférieurs.
‘Parce que notre mission requiert que nous allions en bas,’ dit le Chapelain avec la résilience du reptile au fond des yeux.
‘Vous n’êtes pas sérieux ! Ca serait du suicide,’ protesta le Destroyer Death Guard.
Murnau s’approcha plus près. Chacun de ses mots étaient calmes et délibérés.
‘Aucun… Survivant…’
‘Mais frère Chapelain,’ Gorphon commença, ‘le Phospex’.
‘Nous testera, oui’, Murnau l’admit.

Nous sommes sur Algonquis, autrefois une verdoyante lune pleine de vie qui est désormais le théâtre d’une déforestation et d’une putréfaction dus à la Death Guard. Sur ce cailloux pesteux, un navire Imperial Fist de ravitaillement en partance pour Terra a été intercepté par le Chapelain Murneau de la Légion de Mortarion, et s’est écrasé sur cette lune. Sa mission est simple : aucun survivant.

Nous ne sommes pas très bien situés dans la chronologie de l’Hérésie d’Horus. Nous savons que les Imperial Fists tentent de ravitailler Terra en ressource, on peut donc présumer que la date de cette eshort est située bien après La Fuite de L’Eisenstein.

Ce que j’aime chez Rob, c’est ça façon bien personnelle de donner vie à l’univers de Warhammer 40 000. Il est le seul à mettre une touche de réalisme qui rend l’atmosphère plus angoissante et le timbre bien plus acide. L’auteur va donc parfaitement nous plonger dans la mentalité de Mortarion et à fortiori, celle de Nurgle.
Aucun espoir n’est permit et le combat doit être sans crainte et peur de la mort, car après tout, rien n’est éternel. Et ce n’est pas un Astartes qui nous contredira alors que la bataille finale de Terra approche

Alors que le Xanthus sombre dans l’énorme marais nauséabond d’Algonquis, le Chapelain décide de déployer les Destroyers Death Guards, redoutables Space Marines équipés d’un armement dévastateur. Endoctrinés afin de tout annihiler sur leur passage sans poser la moindre question, le groupe de la Death Guard pénétrera dans la carcasse d’un vaisseau agonisant, tentant d’éradiquer tout fils de Dorn ayant encore un souffle de vie dans les poumons.

L’eshort a beau être courte, l’action est présente et le choix des mots employés pour nous décrire l’atrocité que peut générer une canette de Phospex est douloureusement efficace…
Mais là où Rob m’émerveille, c’est lorsque, parmi les cadavres, ainsi que les futurs morts Imperial Fists, Murnau fait une rencontre pour le moins intrigante. Un agent Astartes sans aucune livrée, sans marque ou insigne de Légion et répondant au nom de Varskjold…

Je ne vous en dis pas plus, même s’il m’a été très dur de ne pas vous spoiler la totalité de la nouvelle. Sachez juste qu’elle a le mérite de nous poser une question troublante, et cela en moins de dix pages de narration : bravo Monsieur Sanders.

Les plus

  • Style sombre et angoissant.
  • La Death Guard continue son chemin vers Nurgle.
  • Des Destroyers qui honorent leur nom.
  • Une énigme sans réponse !

Les moins

  • Une énigme sans réponse !!!
4/5
Cette nouvelle sans prétention vous donne envie de connaître la suite des évènements de Mortarion et de sa Légion maudite. En bonus ? Elle pose une petite question sans y répondre. Vous voilà donc agréablement frustré.