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Critique de Kryptos par Drystan

Publié le Samedi 30 novembre 2013 | 3 corrections après publication

Cela avait été un plan désespéré d’associer Sharrowkyn avec Wayland, mais jusqu’à présent l’Iron Hand s’était bien acquitté de sa tâche. Ses facultés en matière de discrétion laissaient grandement à désirer, mais ses talents plus spécialisés compensaient amplement ce défaut. Les champs d’expertise de Sharrowkyn et Wayland étaient diamétralement opposés, mais ils avaient en commun une expérience partagée, un lien que seuls une poignée de Space marines pouvait apprécier pleinement.Tous deux avaient survécu à Istvaan V.
Séparé de son primarque et de ses frères de bataille, Sharrowkyn avait échappé au massacre du site d’atterrissage à bord d’un oiseau d’assaut des Iron Hands, l’un des rares qui avait réussi à prendre les airs au milieu de la tempête de roquettes

C’est sur le Monde Forge de Cavor Sarta que  nous retrouvons les deux protagonistes qui seront nos camarades durant cette nouvelle. Pour les présentations, ce sont Sharrowkyn et Wayland, respectivement un Raven Guard et un Iron Hand.  La planète sur laquelle ils se trouvent est tombée entre les mains de l’ennemi et plus particulièrement entre les sales pognes des Word Bearers.

Le scénario est le suivant : suite au massacre d’Istvaan V, les forces loyalistes se sont regroupées et organisent une guérilla incessante contre les forces d’Horus. Au cours de l’abordage d’un vaisseau ennemi, ils découvrent parmi les cadavres une créature hybride qui se révèle être après examen,  une créature possédant sa propre forme de langage, parfaite pour crypter les messages. D’où l’importance pour l’Impérium de mettre la main sur un spécimen vivant de ce que Wayland nomme les kryptos. C’est là qu’interviennent Sharrowkyn et Wayland. Leur mission se complique du fait qu’ils sont seuls sur une planète hostile, remplie de cultistes et de créatures mi-organiques/mi-machines.

Ce qui ressort de cette courte nouvelle est qu’elle fait l’apologie de la coopération entre deux légions pour mener à bien une mission. Dans la période qui suit le désastre d’Istvaan V, ce besoin de rassembler les survivants de différentes légions en petits groupes de combat se révèle être une nécessité. Cette manière de faire porte ses fruits dans cette nouvelle au vu de la réussite de la mission.

C’est également l’occasion d’effectuer un focus sur les talents d’infiltration des Raven Guards, et les affinités avec la technologie des Iron Hands

Cependant, l’auteur respecte à la lettre l’univers 40k en opposant tout le long de la nouvelle les deux personnages principaux d’un point de vue dogmatique. Du fait de leurs Primarques différents, et malgré qu’ils soient tout les deux des Space Marines, ils ne cessent de s’envoyer de petites piques remettant en cause les capacités de l’autre. Cela renforce le côté compétition entre les Légions mais montre aussi que certains ne manquent pas d’humour, cela restant également de la camaraderie.

Concernant l’action, vous serez servis. Sabotage, piratage de données, extraction, engagement, ce scénario regroupe un grand nombre de techniques utilisées en milieu hostile. Cela a pour effet d’apporter du crédit aux Space Marines et à leur palette de techniques de combat très élargie. Le lecteur découvre ainsi les différentes manières de combattre propres aux plus fidèles serviteurs de l’Empereur.

Sans tomber dans l’action et la violence à outrance, le scénario parvient à nous tenir en haleine de bout en bout. Ce que je retiens surtout, c’est qu’entre les différentes péripéties, les quelques passages qui tentent d’éclaircir le contexte de cette mission sont savamment positionnés le long de cette nouvelle, apportant de la cohérence au récit et donnant au lecteur le temps d’assimiler le pourquoi du comment.

Alors que d’habitude c’est un peu quitte ou double avec Graham McNeill, qui peut sortir de très bons romans, comme Fulgrim ou Mechanicum et d’autres un peu moins bien ceux que l’on retrouve dans la série Uriel Ventris. L’auteur n’est cependant pas un novice concernant les nouvelles. On lui doit entre autres Le Roi Sombre et les Règles de l’engagement qu’on trouve dans le recueil L’Age des Ténèbres.

Les plus

  • Un scénario qui se tient.
  • Un final sorti tout droit d’un blockbuster.
  • Deux légions atypiques en action.
  • Bon rythme, écriture fluide.

Les moins

  • N’apporte pas grand chose à l’hérésie.
  • Peu d’apport en terme de fluff.
2.5/5
Une nouvelle qui ne fait pas avancer la trame de l’Hérésie mais qui reste suffisamment intéressante et rythmée pour être plaisante. Un bon concentré de science-fiction.