Le ReclusiamCritiques des publications et Ebooks Warhammer 40 000 de la Black Library
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La légitimité du fluff remise en question par la Black Library ?

C’est durant le séminaire sur la saga des Space Marine Battles que Laurie Goulding, ainsi que Ben Counter et d’autres auteurs firent de surprenants commentaires à propos du fluff et de son importance dans la rédaction des récits Warhammer.

En effet, après que Ben Counter est expliqué que le fluff  était une base pour écrire un roman Space Marine Battles, il s’est aussi empressé d’ajouter qu’il fallait parfois prendre quelques libertés pour rendre l’histoire plus intéressante et surprenante. Il est vrai que ce dernier avait en effet inclu des éléments allant à l’encontre du fluff des Space Wolves dans sa novella  Arjac Rockfist.

Laurie Goulding a alors précisé que les index astartes et les codex n’étaient plus les seules sources lorsqu’il s’agit d’écrire un roman Black Library, Ben Counter s’écriant alors à l’audience qu’il avait lu un très vieil article indiquant que l’Hérésie d’Horus n’avait duré que 7 jours et qu’au vu de telle grossièreté il ne fallait décemment pas y prêter attention.

C’est donc avec une certaine confiance que les auteurs nous ont avoué parfois réécrire l’histoire en ignorant volontairement certains détails fluffiques pour écrire le roman qu’ils avaient en tête. C’est après cette révélation explosive que Aaron Dembski Bowden prit à témoin la salle en demandant à Laurie Goulding (l’éditeur de la série de l’Hérésie d’Horus rappelons-le) d’organiser un entretien pour savoir s’il pouvait sciement ignorer un élément de fluff qu’il ne voulait pas voir apparaitre dans le récit qu’il est en train d’écrire. Laurie a alors souri avant d’avouer que ce n’était pas la première fois que l’auteur de Talon of Horus demandait d’effacer certaines archives Warhammer au profit d’une histoire mieux amenée.

Sans que ce soit un sujet abordé de manière frontale, certains auteurs ont vraiment indiqués que la narration l’emportait sur le respect strict du fluff, et que même si les publications se basaient sur le jeu de plateau et vice-versa, chacun avaient ses propres enjeux. Dan Abnett a bien parlé de deux univers séparés, son experience avec les comics (il est connu pour ses scénarios de Guardians of the Galaxy) étant intéressante puisque la problématique multi-auteurs/multi-personnages/multi-univers se retrouve chez Marvel & DC.

Il expliquait qu’à l’âge d’or des comics, dans les années 60-70, les héros pouvaient soulever une montagne sans que cela ne choque grand monde. Alors qu’il existe un interet narratif à inscrire les actions incroyables des Primarques et leurs fils dans le réel, dans une physique que le lecteur appréhende. C’est pour cela qu’il apprécie décrire qu’un Space Marine vaporise completement un humain au lieu de «simplement» le tuer.

Enfin, il donnait l’exemple d’un jeu Star Wars dont les fans réclamaient les statistiques de l’Etoile de la mort. La réponse des éditeurs étaient qu’ils devraient alors assigner des statistiques de vie/défense à toutes les choses de l’univers. Une idée qu’on peut extrapoler au jeu de plateau Warhammer 40 000, qui fait la part belle à ces données chiffrées et mesurables. Mais l’intéret de l’auteur n’est pas de suivre ce que les mathématiques donnent comme solution, mais bel et bien l’exception incroyable que le héros inscrit. Chaque action épique pourrait se voir comme un coup critique, le triomphe improbable d’un Space Marine face à l’adversité de la situation.

«Que Sanguinius meurt face contre terre ou sur le dos, peu importe, il faudra donc cessé de noter cela comme une incohérence» avait dit Laurie Goulding.

Cette courte interlude des plus intéressantes nous aura donné une vision très différente de la perception que nous, lecteurs, pouvont avoir des oeuvres de la Black Library. Il y a vraiment de quoi réfléchir sur le sujet, puisque les auteurs ne semblent plus aussi prompt à suivre le fluff et assume complètement cette décision.

  • Publié le Lundi 10 novembre 2014
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  • Par ▲ Technoprêtre ▲